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La période contemporaine

Le Reichsland

A partir de juin 1871, les trois départements du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de la Moselle font partie de l'Empire allemand. L'école devient obligatoire, l'allemand est la langue d'enseignement. Le service militaire dans l'armée allemande est obligatoire dès 1872. De nombreux alsaciens quittent l'Alsace pour la France. Progressivement le mouvement contestataire se transforme dans le sens d'une autonomie du Reichsland au sein de l'Empire. Des libertés croissantes sont accordées au Reichsland en 1900 et en 1911.

L'industrie et l'agriculture se développent et se modernisent. La période se caractérise également par un renouveau architectural et artistique. Charles Spindler et le groupe de Saint-Léonard (Boersch) contribuent au tout premier rang à l'apparition de l'Art Nouveau dans le mobilier, la vaisselle, la décoration intérieure.

Août 1914

Le 1er août 1914, c'est la mobilisation générale en Allemagne et le 3 août l'Empire déclare la guerre à la France. Le 17 août 1914, les troupes françaises s'installent à Grendelbruch. Dans la nuit plusieurs engagements ont lieu au Bruchberg et vers le signal de Grendelbruch. Le 18 août au matin, les français repartent à l'assaut des positions allemandes, le long de la route vers Muhlbach. Vainement et ils doivent se retirer. C'est l'échec de la bataille de Muckenbach. Des combats se dérouleront encore dans le secteur jusqu'au 24 août.

Sur la route de Grendelbruch à Muckenbach, un cimetière militaire français et une stèle-souvenir rappèlent aux passants les sanglants combats de 1914.

La guerre et le retour à la France

Après août 1914, le canton ne fut plus à aucun moment une zone de combats. Après l'armistice du 11 novembre 1918, les armées allemandes se retirèrent sans incident et c'est, en général le 18 novembre que les troupes françaises revinrent occuper les villages du canton dans une liesse indescriptible. Circonstance tragique typiquement alsacienne, si certains sont tombés sous l'uniforme allemand, d'autre sont morts sous l'uniforme français.

Au plan économique, l'après-guerre connut un essor important jusqu'à la crise économique mondiale des années 30. Le retour à la France eut aussi des heurts, car la législation allemande avait apporté à l'Alsace et la Moselle des avantages significatifs, notamment en matière sociale et sur le plan des usages scolaires et religieux. La montée du nazisme en Allemagne avec la perspective d'une nouvelle guerre, entraîna l'arrêt des investissements en Alsace, le transfert vers l'intérieur de secteurs entier de l'activité industrielle et la construction de la ligne maginot.

1939-1945 : l'annexion

A l'été 1939, avec l'évacuation de Strasbourg et de ses faubourg, le canton de Rosheim voit arriver de nombreux réfugiés. Un des itinéraires du plan d'évacuation passe par Griesheim, Bischoffsheim et Boersch ainsi que par Grendelbruch. L'Eveché de Strasbourg s'est provisoirement installé à Rosheim dans la "Villa Sainte-Marthe".

Le Canton voit arriver les premiers soldats allemands le 21 juin 1940. L'armistice est signée le 26 juin 1940 avec notamment pour conséquence le rétablissement de la frontière à son emplacement d'avant 1914, les expulsions des juifs et des personnalités taxés de francophilie. Dans le même temps se mettent en place l'administration et la législation allemande et le dispositif de germanisation et de nazification des populations alsaciennes. Le 25 août un décrêt décide de l'incorporation obligatoire et forcée des jeunes alsaciens dans la Wehmacht et même, à partir de 1944, dans la Waffen-SS. Dans les 3 départements du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de la Moselle, ils seront 130 000 incorporés dont 40 000 ne reviendront pas.

Malgré une surveillance policière importante, la Résistance s'organisa localement mais ne put que rester limitée à des actions de renseignements et à des activités de passeurs de prisonniers évadés. A la limite du territoire de notre canton, le camp de Schirmeck et le camp d'extermination du Struthof, sont les témoignages de la férocité de la répression.

Grendelbruch fut libérée le 25 novembre, le 26 les troupes de libération s'emparent du carrefour de l'Eichwald, du Bildauerhof puis de Boersch, Klingenthal, Ottrott, Bischoffsheim et Rosheim.

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