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Les origines

Rosheim, ville de la Décapole

C'est en 778 que rosheim est citée pour la première fois dans un document écrit. Il faudra cependant attendre 1240 pour que les textes permettent de retracer son histoire. On sait que bien avant le XIII° siècle, la localité intéressait bon nombre d'établissements religieux qui y sont positionnés, à l'instar de l'Evêque de Strasbourg et du souverain. Le plus important de ces seigneurs est le couvent du Hohenbourg (Mont Sainte-Odile).

La cité attire également les ducs d'Alsace, les Hohenstaufen, devenus avoués de Hohenbourg et qui cherchent à s'implanter dans la région au début du XII° siècle. C'est d'ailleur peut-être grâce à leur apport financier que l'Eglise Sts Pierre et Paul a été construite entre 1145 et 1167.

Rosheim accède au statut de Ville vers 1262. C'est en effet la première moitié du XIII° siècle qui voit l'aboutissement des efforts des Hohenstaufen, devenus empereur, pour s'assurer la domination sur la cité et lui garantir ses privilèges. A la fin du XIII° siècle la ville est dirigée par des roturiers et des nobles, mais ces derniers seront éliminés du gouvernement au XIV° siècle.

Durant tout le Moyen-Age et jusqu'à la Guerre de Trente ans, Rosheim s'administre elle-même. Relevant uniquement de l'autorité du souverain, son autonomie lui est garantie par ce dernier. En contrepartie la ville promet son aide militaire et verse impôts et contributions.

En 1354, Rosheim forme avec 9 autres villes l'alliance d'entraide connue sous le nom de Décapole.

Boersch, une ville du Moyen-Age

Boersch entre dans l'histoire lors de la fondation de l'Abbaye bénédictine de Saint Léonard le 21 septembre 1109. Très tôt, peut-être au X° siècle, les chanoines du Grand Chapitre de la cathédrâle de Strasbourg possèdent à Boersch une cour dimière. Dans le contexte des luttes incessantes entre partisans de l'Empereur et du Pape, l'Evêque décide de fortifier son bien vers 1340. Quatre portes d'entrée, dont 3 subsistent, permettaient l'accès à la ville. Un rempart enserrait la ville.

Boersch avait sa propre administration. Le "Livre Rouge", das Rote Buch,datant de 1487, précise les droits et les devoirs des habitants de la ville. La ville a dû soutenir de nombreux sièges, mais elle a aussi été ravagée et brûlée, notamment en 1385.

La Renaissance

En 1525, l'Alsace est secouée par une série de soulèvements paysans qui mobilisent 30 à 40 000 hommes. Les troubles ont plusieurs causes. Les revendications sont d'ordre social, politique et religieux. Des variations brutales du cours du prix des grins et du vin et des taxes de plus en plus lourdes inquiètent les paysans. De plus, les idées nouvelles prêchées par les Réformateurs ont fait leur chemin ; les paysans aspirent à une société plus juste. Le soulèvement, qui s'étend à toute l'Alsace à partir de Pâques 1525, avait été précédé d'actions isolées notamment à Rosheim. Les armées paysannes furent anéanties en mai 1525.

A partir de 1517, la Réforme religieuse prêchée par Luther atteignit l'Alsace. Si Rosheim resta fidèle à la religion catholique, Griesheim devint protestante. Les guerres de religion furent une calamité : rien que pour Bischoffsheim, elles sont la cause de pillages, de mises à sac et d'incendies en 1565, 1579, 1587 et 1592... Dès 1624, Griesheim revint au catholicisme.

Sur un plan économique, le XVI° siècle fut une période de prospérité pour les communes du vignoble alsacien. Le patrimoine architectural de Rosheim offre de nombreux témoins de cette période, en particulier quelques maisons de bourgmestres et de conseillers de la fin du XVI° siècle.

La Guerre de Trente ans

La Guerre de Trente ans fut la conséquence de l'opposition qui régnait en Allemagne entre catholiques et protestants. Cette guerre ne concernait au départ que le Saint-Empire-Romain-Germanique. A cette époque, il comprend des provinces aussi éloignées que la Bohème et l'Alsace : la guerre commence à Pragne en 1618 par un conflit entre catholiques et protestants elle s'étend à tout l'empire et touche l'Alsace en 1621. Celle-ci devient l'un des principaux champs de bataille.

En 1622, Rosheim est assiégée par les troupes protestantes, la ville se rend mais 150 bourgeois, femmes et enfants sont massacrés tandis que plusieurs bâtiments sont incendiés. Le Monastère du Mont Sainte-Odile est pillé, Bischoffsheim et Ottrott totalement détruit par le feu.

Entre 1625 et 1632, il n'y eut pas de présence ennemi, mais des contributions de toute sorte furent versées pour participer à l'effort de guerre. A partir de septembre 1632, Rosheim est occupée par les suédois et les habitants sont de nouveaux livrés aux excès de toute sorte des occupants. Progressivement, à partir de 1634, les troupes françaises, catholiques, remplacent les troupes suédoises.

1648 voit la signature des traités de Westphalie qui marquent la fin de la guerre et le rattachement à la France d'une partie de l'Alsace. Cependant la paix ne s'installera vraiment qu'à la fin du siècle après une période de reconstruction et de repeuplement.

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