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Du rattachement à la France au Second Empire

Le Rattachement à la France

Par le traité de Westphalie, les propriétés des Hasbourg en Alsace sont annexées au Royaume de France ainsi que les droits afférents aux titres de Landgrave de la Haute et Basse Alsace et de Landvogt de Haguenau. Louis XIV profitera de la mauvaise définition de ces droits pour arriver progressivement au rattachement de toute l'Alsace à la France. Ce sera le cas de Rosheim en 1679 et de toutes les autres villes du canton l'année suivante.

La situation démographique de l'Alsace, à la suite de la Guerre de Trente ans, permet au roi de repeupler l'Alsace de francophones venus du Nord et Nord-Est du Royaume de France, mais surtout des allemands de Souabe, de Bavière, du Tyrol et des Suisses.

Cependant la présence française dans cette deuxième moitié du XVII° siècle n'est toujours pas synonyme de paix. L'Alsace fait face à de nombreuses tentatives d'invasion par les troupes de l'empire en 1675, 1677 et 1678. C'est seulement en 1697, après la signature du traité de Ryswick que la paix s'installe de manière durable.

Révolution et Empire

L'abolition des privilèges, le 4 août 1789, fut accueillie avec enthousiasme. Il en fut de même pour la réforme des autorités municipales dans les communes, la saisie des biens de l'Eglise et la constitution de la Garde Nationale.

Au début de 1791, le couvent de Bischenberg est déclaré Bien National et il est vendu aux enchères avec ses dépendances. Ce n'est qu'après le Concordat de 1801 que progressivement les propriétés dispersées sont regroupées par un ancien frère franciscain qui revendit le tout en 1820 aux Redemptoristes.

La situation dégénerera en Alsace avec la Constitution Civile du Clergé, l'inventaire et la saisie des objets du culte et l'emprisonnement des prêtres ayant refusé le serment sur la Constitution Civile. Il fallut la chute de Robespierre et le coup d'Etat de Brumaire an VIII (10 novembre 1799), et surtout le Concordat du 15 août 1901, pour retrouver la paix religieuse.

Entre temps, les guerres de la Révolution avaient commencé. En 1794, Grendelbruch, Mollkirch, Rosenwiller, Rosheim et Griesheim durent fournir des attelages pour transporter du bois à Strasbourg. Il fallut aussi fournir des hommes pour travailler à des retranchements dans le Palatinat. Puis vinrent les guerres de l'Empire et ce furent 1500 hommes de l'actuel canton de Rosheim qui rejoignirent durant ces quelques 25 années les armées de l'Empereur.

Certains s'illustrèrent. Le plus célèbre est François-Antoine Kirmann, né à Bischoffsheim, qui s'engagea en 1785 et termina sa carrière comme Lieutenant-colonnel Commandant l'escadron des Mamelucks de la Garde Impériale. Il fut nommé baron de l'Empire et devint maire de Rosheim de 1819 à 1829. Une autre "célébrité" est Jean Georges Lehn, né en 1756 à Grendelbruch, qui se révéla un révolutionnaire convaincu, devint juge de paix, puis membre du conseil général du Bas-Rhin et enfin président de l'administration coloniale. On lui doit notamment l'expédition de 14 août 1794 au Mont Sainte-Odile, où, encompagnie de quelques autres "exaltés" il fractura le cercueil de la Sainte.

L'Empire fut une période dévoreuse d'hommes, mais aussi de relative prospérité économique. Ce fut notamment l'âge d'or de la Manufacture de Klingenthal. Après la chute de l'Empire, il y eu 3 années d'occupation autrichienne, très à lourde à supporter...

Du Premier au Second Empire

La période finale du Premier Empire marque aussi l'avènement de l'industrie. Le réseau routier s'améliore et le chemin de fer fait son apparition, en 1864 Rosheim et Bischoffsheim sont reliées à Strasbourg et à Barr. Le commerce et l'agriculture et la scolarité se développent. En 1862, des Bénédictines s'installent à Rosheim et y fondent un monastère qui deviendra en 1897 un pensionnat pour jeunes filles, établissement recherché qui fonctionna jusqu'à la guerre de 1939.

L'amélioration des conditions d'hygiène et la vaccination vont entraîner une forte croissance démographique. Celle-ci ne permettant plus à tous de trouver un travail, certains s'engagent dans l'armée comme remplaçants (moyennant finances) de jeunes conscrits. Nombres de ces militaires de professions mourront lors de la guerre de Crimée(1852-1854), de la campagne d'Italie (1859) et de l'expédition du Mexique (1861-1867). Des monuments aux morts à Bischoffsheim, et Rosheim en témoigent.

Voulant empêcher la réunification de l'Allemagne, Napoléon III s'engage le 18 juillet 1870 dans une guerre avec les Etats du Nord de l'Allemagne... Mal préparée, l'armée française est vaincue les 4 et 6 août 1870 à Wissembourg et Froeschwiller. Puis c'est le siège de Strasbourg. L'armée française est encore vaincue à Sedan ; l'Empereur fait prisonnier. Strasbourg se rend le 30 septembre. L'Alsace est alors annexée par l'Allemagne et en devient le Reichsland (Terre d'Empire)

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